« Quand on partage une joie, elle augmente, et quand on partage une peine, elle diminue »

Bonjour à tous,

Cet  article sera donc le premier du blog. J’aurais pu écrire sur d’autres sujets mais compte tenu de l’actualité ces derniers temps, il m’était impossible de ne pas évoquer ces événements qui me bouleversent en ce moment. La bulle de douceur prend un coup mais n’éclatera pas. J’ai écrit sur le pire, le meilleur reste à venir

C’est un matin comme les autres. Il s’est levé avant moi comme à son habitude. Je suis encore dans le lit, j’aime traîner le matin, prendre mon temps, émerger en douceur. J’entends le bruit de l’eau, il prend sa douche. Les enfants à côté dorment encore, j’entends parfois leurs lits grincer, ils s’agitent, je sais qu’ils ne vont pas tarder à ouvrir leurs yeux et m’appeler de leurs petites voix.

La maison est calme. Je me sens légère, apaisée. Il est là, ils sont aussi près de moi. Je pense à ma journée, à ce qui m’attend au bureau. Je suis plutôt à jour sur mes dossiers, pas de pic de stress à l’horizon. Les bruits de l’appartement et leur présence me rassurent. Je tire la couverture sur moi, sourire de bien être, je tends le bras pour attraper mon téléphone portable. Il fait beau depuis plusieurs jours, la semaine s’annonce belle. Vingt-six degrés cet après-midi, météo checkée, tee-shirts pour les enfants.

Un tour sur Internet maintenant. Le sourire disparaît, je lis, je lis, je lis, je ne m’arrête plus. « Attaque », « morts », « attentat », « blessés » … des mots que l’on lit bien trop souvent ces dernières années.

Je lis, je lis, je cherche le maximum d’informations, il me faut absolument des explications, une solution, un dénouement heureux et vite. Mais rien, chaque phrase lue n’est que noirceur. Mon cœur se serre, tristesse et colère m’envahissent. Je pense à toutes ces personnes directement touchées. Tous ces inconnus qui voient leur vie brisée me bouleversent. Je ne sais rien d’eux mais la douleur qui doit être la leur me terrifie.

Je suis infiniment triste pour ce monde qui crée tant de malheur.

J’entends les enfants à coté, ils sont réveillés et échangent leurs premiers mots. Il arrive dans la chambre, je lui donne les nouvelles.

Ce matin, je les serrerai un peu plus fort dans mes bras.

Ce matin, je suis un peu plus forte et un peu plus fragile.

Ce matin, j’ai pleinement conscience de tout ce qu’implique mon rôle de femme et de mère.

Je vais être forte à ma manière, par respect pour la vie et pour ceux qui ne sont plus là. Je prendrai le métro l’esprit préoccupé et la peur au ventre MAIS je continuerai mon chemin en semant autour de moi bienveillance et tolérance. Je garde en tête que chacun peut lutter à son échelle, à sa façon et aider à créer un monde meilleur. Je le dois à mes enfants.

C’est un jour sombre et effroyablement triste mais il faut faire front.

« Quand on partage une joie, elle augmente, et quand on partage une peine, elle diminue »

Merci de m’avoir aidé à apaiser cette peine. Je reviens très vite partager une joie.

#Love is the answer.

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