La vie est trop courte pour être pressés !

Je cours, tu cours, il court, nous courons, vous courez, ils courent…

En l’occurrence, JE cours … TROP et souvent NOUS courons TROP.
J’ai essayé de me « regarder vivre », sortir de ma bulle, prendre de la hauteur et regarder ce que sont mes journées, quelle histoire elles racontent.
Installez vous confortablement, je vous raconte cette histoire.

Il était une fois ….
7h du matin, le réveil sonne et machinalement je l’éteins. 30 minutes plus tard je me réveille en sursaut en jurant que l’on  ne m’y reprendra plus.
Juré c’est mal, le même scénario se reproduira bien évidemment dans la semaine!

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Je sors à toute hâte de mon lit avec dans la tête cette première phrase qui me poursuivra quelques heures : « Tu es nulle, gestion de m****, tu vas courir et tu seras en retard comme d’habitude ».
Avouons qu’il y a quand même bien mieux comme mantra pour accueillir sa journée.

Aux mamans qui lisent ce billet j’épargne le détail des joyeux échanges matinaux avec les enfants :
« Non, pas un tee-shirt fluo avec ton pantalon rouge »
« Je t’ai déjà dit 5 fois d’aller te brosser les dents!! »
« non tu n’emmènes pas tes cartes Pokemon »

….. Oui même à lire c’est usant, pardonnez moi!

Ces péripéties traversées, leur père les déposera à l’école pendant que j’essaye enfin de ressembler à quelque chose avant d’aller travailler et de ne pas effrayer mes collègues.
Deuxième forte pensée du jour qui m’accompagnera ce matin « Tu as l’air fatiguée, tu as une sale tête, fais comme tu peux pour améliorer ça ma pauvre mais fais vite tu n’as pas le temps »

Donc pour le moment, je suis en résumé nulle et moche. Haut les coeurs.

Je cours jusqu’au métro et j’ai enfin un peu de répit lorsque je suis assise à l’intérieur. Je reprends mon souffle je regarde les gens autour de moi. Dans ma rame, il y’a de jolies filles bien apprêtées et qui ont l’air plutôt zen contrairement à moi. D’un coup je me sens encore plus vilaine et encore plus en retard.

J’arrive au bureau et démarre ma journée à peine assise sur ma chaise. Pas le temps d’aller discuter avec les collègues, dire bonjour ou prendre un café. On verra tout ça plus tard, à quoi bon prendre quelques minutes de convivialité ?
La matinée défile. La journée défile. Je suis d’un naturel souriant, je plaisante, fais rire mes collègues, travaille studieusement. Tout va bien mais mes mantras du matin ne m’ont en réalité pas quitté de la journée.
Ce soir je dois aller récupérer les enfants, non seulement je suis arrivée à la bourre mais en plus il faut que j’arrive à partir (sois disant) « tôt », sans trop me faire remarquer…
Troisième forte pensée du jour qui m’envahit « Mauvaise mère tu seras encore la dernière à la sortie de l’école, ils t’attendront avec les animateurs comme d’habitude » immédiatement suivi de « mais Véronique/Françoise/Samira vont rester au bureau jusque 19h elles pour boucler leurs dossiers, tu n’es pas à la hauteur »

Résumons, à ce stade j’ai été stressée, en retard, moche ou très moche, mauvaise mère et mauvaise salariée. Il est 17h30

18h30 : Je suis à la maison avec les enfants. Ils sont au choix épuisés de leur journée ou surexcités. Dans les 2 cas, moi je suis heureuse de les retrouver mais vite irritable certains soirs de grosse fatigue.
Je les regarde amoureusement et la quatrième grosse pensée du jour vient me mettre définitivement KO :  » Quels souvenirs d’enfance et quelle éducation prends-tu le temps de leur transmettre ? » « Est ce que cette course effrénée quotidienne, ces retards et les humeurs qui vont avec sont devenus quelque chose de normal pour eux? »

Je me rends compte que je suis extrêmement chanceuse, que mes journées sont belles malgré les tracas habituels que nous rencontrons tous mais il y’a quelque chose qui cloche. Je me rends compte qu’à chaque fois que j’exécute une action A, je ne la vis pas, je la fais machinalement car mon esprit est déjà occupé et stressé par les actions B et C qui m’attendent :

Toujours pressée, je ne prends pas le temps de vivre le moment présent.

La vie est trop courte pour qu’on soit pressés! Elle défile, il faut la savourer à chaque seconde. Tous ces moments de stress, de course folle sont des bouts de vie, des moments que l’on ne voit plus que comme négatifs alors qu’ils sont une source de bonheur au quotidien.

N’ayez pas peur, je ne vous parlerai pas de « Miracle morning » pour ceux qui connaissent le concept, ni de réveil à 4h du matin, très peu pour moi. Les matins Ricorée des familles « parfaites » je n’y crois pas non plus ! Entre ma réalité et ces extrêmes ou fantasmes il doit bien y avoir un juste milieu pour moi !

Il est important que j’essaye de mettre un peu plus de temps et de sérénité dans mes journées et surtout mes matinées ! Je me lance donc dans un plan d’attaque et de changement de mes habitudes.

Douceur envers soi même

Nous avons tous dans nos vies des moments comme ça que nous ne savons plus apprécier alors qu’ils constituent une part importante de nos journées et tout simplement de notre bonheur. Repérez ces moments, identifiez les points qui vous chagrinent, réfléchissez-y longuement et lancez les actions correctives pour préserver votre bien être.

Pourquoi également se parler à soi-même, se juger si durement en permanence ? La bienveillance commence déja par soi-même.

C’est décidé, plus de douceur dans mes journées, plus de douceur envers moi-même!  

 

 

 

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